Références

MOÏSE

Voyant d’un mauvais œil la prospérité et la puissance du peuple des enfants d’Israël, le nouveau Pharaon ordonne aux sages-femmes Égyptiennes d’exterminer tout nouveau-né hébreu de sexe masculin (Exode I).

Ne pouvant plus dissimuler son bébé de trois mois, une femme de la tribu de Lévi le place dans une corbeille qu’elle dépose sur le Nil. Venue se baigner dans le fleuve, une fille de Pharaon découvre l’enfant. Malgré son origine qui ne laisse de place au doute, elle décide de l’adopter et le confie quelques temps, contre salaire, aux soins nourriciers de sa mère naturelle.… Lire la suite...

LES MÂNES

Les Mânes sont les âmes des morts pour les Romains. A une période très ancienne de leur histoire, ceux-ci ensevelissaient les défunts de la famille dans le sol même de leur maison : ils croyaient que leurs âmes habitaient ainsi avec eux sous la forme d’esprits familiers, nommés Dii parentes (“Dieux parents”) et Manes (“Mânes”), un nom issu d’un vieil adjectif manus signifiant “bon, gentil”.

Tous les tombeaux se sont ouverts
Pour voir passer le mort vainqueur

Considérés comme de “bons esprits” protecteurs, les Mânes sont honorés régulièrement par chaque père de famille : il leur fait des offrandes sur l’autel de sa maison, comme aux autres divinités traditionnelles du foyer, les Lares et les Pénates.… Lire la suite...

LES SIBYLLES

Dans l’Antiquité, le nom de Sibylle était donné à des femmes qui avaient la vertu de rendre des oracles. Contrairement à la Pythie qui était attachée au temple de Delphes, elles étaient indépendantes et vivaient une existence itinérante.

Quand on traîne à genoux aux pieds d’une prêtresse
A résoudre une énigme qui n’existe pas

La plus ancienne sibylle connue chez les Grecs semble avoir été Hérophilé, sibylle d’Érythrée en Ionie. Elle aurait vécu au temps d’Orphée et aurait prédit la guerre de Troie.… Lire la suite...

LES HARPIES

Dans la mythologie grecque, les Harpies (ou Harpyes) sont les filles du dieu marin primordial Thaumas et de l’Océanide Electre. Hésiode en dénombra deux : Aellô (bourrasque) et Ocypétès (vole-vite). Il les décrivit comme des divinités ailées mi-femmes mi-rapaces qui habitaient sur les îles Strophades, dans la mer Ionienne.

De généreuses harpies aux aboiements lubriques
Offrent leur cellulite & leurs nichons blafards
A de quelconques fouines en robes synthétiques

Homère les apparenta à des déesses des tempêtes. Il n’en nomma qu’une seule, Podargé (aux pieds agiles), chargée d’enlever les enfants et les âmes des morts.… Lire la suite...

LES FURIES

Dans la mythologie romaine, les Furies sont des divinités infernales que l’ont peut assimiler aux Érinyes grecques nées, selon Hésiode, du sang d’Ouranos émasculé qui s’écoula sur Gaïa, la Terre. Qualifiées de Chiennes d’Hadès, elles poursuivaient les coupables de parricides et de parjures jusque dans les Enfers dans le but de les châtier et leur ôter tout espoir de miséricorde.

Fatigué d’un été qui le rongeait sans fin
Et de l’hargneuse odeur des furies sanitaires

À Athènes, on les nommait Euménides (Les Bienveillantes), un euphémisme employé pour rendre hommage à leur renoncement à poursuivre Oreste.… Lire la suite...