Alambic sortie sud (1984)


« Sortie sud » ne signifie rien de spécial ?
Chez les Indiens d’Amérique, particulièrement chez les Sioux du Dakota, le sud, le grand sud, c’est la mort.

A propos de l’album
C’était une trilogie. Partant de Dernières balises, qui est quelque chose d’assez sordide et souterrain, je voulais parvenir en trois albums à la big montagne nietzschéenne. C’était retrouver « les fous dansant sur la colline » dont parle Jim Morrison dans un de ses poèmes. Mais j’ai perdu la foi en cours de route. Je n’aime plus les prophètes.

Chanson magazine – février 1985


J’ai cru comprendre qu’à un certain moment de votre carrière vous avez été tenté par les synthétiseurs. Y a-t-il un disque plus machine qu’humain, chez HFT ?
Il y a Alambic / Sortie Sud (1984). Qui n’est pas, euh, disons, qui est mitigé. Je sortais juste d’un accident de moto, je n’y avais donc écrit aucune des musiques. C’est un album, oui, assez froid, mais c’était les années 80, on devait se battre pour avoir un B3 [un orgue Hammond, NDR], se battre contre le mouvement général qui consistait à n’utiliser que des synthés, fallait vraiment s’énerver pour arriver à placer des guitares, bordel !

Gonzai.com – 28/04/2011