Fenêtre sur désert

FENÊTRE SUR DÉSERT

(Paroles : H.-F. Thiéfaine – Musique : Arman Méliès)

Derrière les buissons d’amarante
Qui roulent sous le vent du désert
Je vois des ombres lancinantes
Qui rôdent affreuses et solitaires
Des ombres ailées sous la Grande Ourse
Du temps des étés délétères
Où je jouais les garçons de courses
Au service de tes jeux pervers

Souvenirs de baisers volés
De cercles vicieux infernaux
De lèvres au goût d’herbe mouillée
Et de démons à fleur de peau
À fleur de peau

Je me revois rêveur errant
Riant au milieu des pourceaux
À qui tu jetais tes diamants
Tes perles et tes vade retro
Pour toi j’ai dansé chez les faunes
Les baltringues et les souffreteux
Et j’ai brûlé ma couche d’ozone
En voulant traverser tes yeux

Souvenirs de baisers volés
De cercles vicieux infernaux
De lèvres au goût d’herbe mouillée
Et de démons à fleur de peau
À fleur de peau

Je me gare plus en double file
Devant l’hôtel des vieux amants
Et l’on me ramène à l’asile
Après avis d’internement
J’écoute les jours qui s’enfuient
Dans les eaux noires d’un lit glacé
J’ai trop traîné devant tes nuits
Dont les portes m’étaient fermées

Souvenirs de baisers volés
De cercles vicieux infernaux
De lèvres au goût d’herbe mouillée
Et de démons à fleur de peau
À fleur de peau