Giorgio de CHIRICO (1888-1978)

Giorgio de Chirico est né en 1888 à Vólos en Grèce. A l’âge de douze ans, il apprend le dessin puis la peinture à l’Ecole Polytechnique d’Athènes. En 1906, il poursuit ses études à l’Académie des beaux-arts de Munich.

L’idée de la connaissance intuitive d’Arthur Schopenhauer, la théorie de l’énigme de Friedrich Nietzsche et la notion de métaphysique géométrique d’Otto Weininger influenceront toute son œuvre.

Je te vois dans les miroirs
Et je contemple en rêvant

En 1911, se rend à Paris où son frère, Alberto Savinio, a ses entrées dans le milieu artistique. Il rencontre Guillaume Apollinaire, fasciné par sa peinture « métaphysique ».

Mobilisé en 1915, il travaille dans un hôpital militaire. En 1917, il rencontre le futuriste Carlo Carrà et forme la Scuola Metafisica (école métaphysique), avec l’aide de son frère et de Filippo de Pisis. A la fin de la guerre, Giorgio de Chirico s’installe à Rome

À la manufacture métaphysique d’effluves
Où mes synapses explosent en millions d’étincelles

En 1919, tout bascule. C’est le chaos. Le peintre revient à un certain classicisme. La figure antique s’impose comme l’éclat le plus brillant de l’art. La mémoire chasse le présent, le bouscule. Chirico décontenance tout le monde : lui qui peignait le rêve, ne jure plus que par la tradition.

Quand l’ordre des humains nous sert dans son cocktail
5 milliards de versions différentes du réel

Durant les années 1930, il adopte un style néobaroque qui ne rencontre pas le même succès que ses œuvres surréalistes précédentes. Jusqu’au mépris dans les années 40, lorsqu’il reprend toutes ses toiles du début dans une autre lumière, un autre format (les « replay »). André Breton, qui en avait fait le chantre du surréalisme, le renie. Seul Andy Warhol s’émerveillera de ce changement.

En 1944, Giorgio de Chirico retourne à Rome. Il meurt dans cette même ville le 20 novembre 1978 à l’âge de 90 ans. Sa maison y est désormais devenue un musée.

Je peignais mes dazibaos
Sur “l’incertitude du poète”


Giorgio De Chirico – L’incertezza del poeta (1913)